Marylin Monroe

Cinéma du monde

Biographie

Marilyn Monroe est une actrice américaine née à Los Angeles le 1er juin 1926 et morte le 5 août 1962.

Elle est née Norma Jeane Mortenson, le prénom Norma étant choisi par sa mère en référence à l'actrice Norma Talmadge. La graphie de son nom est transformée par la suite en Norma Jean Mortenson, et elle fut également connue sous le nom Norma Jean Baker, Baker étant le nom du premier époux de sa mère.

Le nom de Marilyn Miller lui est suggéré comme pseudonyme lors de la signature de son contrat avec la Fox en août 1946. Elle en garde le prénom mais choisit d'adopter le nom de jeune fille de sa mère, Monroe.

Elle n'acceptera néanmoins d'en faire son nom légal que 7 ans avant sa mort.

Enfance et adolescence

Norma Jeane Mortenson, la future Marilyn Monroe, naît le 1er juin 1926 à l'hôpital général de Los Angeles en Californie.
Sur le certificat de naissance apparaissent les noms de sa maman, Gladys Monroe, et du mari de celle-ci à l'époque, Edward Mortenson (cf. Paternité). Il est à noter que Monroe est le nom de jeune fille de la grand-mère maternelle de Marilyn, que Gladys et Edward vivent déjà séparés au moment de sa naissance et qu'ils divorceront en août 1928.
Gladys, née le 24 mai 1900 au Mexique de parents américains, travaille comme monteuse dans l'industrie cinématographique et a déjà eu deux enfants, Hermitt Jack (1918-192?) et Bernice (1919-), d'un premier mariage.

Très belle femme blonde, elle connaît autant de liaisons sentimentales sans lendemain que de problèmes psychologiques et de santé. Sur une très longue période, elle ne pourra pas s'occuper de sa fille qui sera confiée, entre autres, à des familles d'accueil, ainsi que de ses deux autres enfants. Norma Jeane vit ainsi chez Albert et Ida Bolender à Hawthorne en Californie pendant les sept premières années de sa vie. Dans son autobiographie (cf. Bibliographie), Marilyn mentionne qu'elle ne savait pas qui était cette femme blonde qui lui rendait visite de temps en temps pendant cette période, alors qu'il s'agissait de sa mère Gladys. En 1933, elle peut enfin vivre quelque temps avec elle, à Hollywood.

En 1934, Gladys endure une nouvelle dépression et Norma Jeane est placée successivement dans des foyers et dans un orphelinat. Grace McKee, épouse Goddard, la meilleure amie de Gladys, demande en 1936 à devenir la tutrice de Marilyn, ce qui sera officialisé en 1937. Norma Jeane, les années suivantes, va vivre avec les Goddard à Van Nuys en Californie mais également dans un nouvel orphelinat. Cette année-là, elle a été agressée sexuellement par Ervin Goddard, le mari, ainsi que par son cousin Jack Monroe l'année suivante.

La meilleure période de son enfance, elle l'a passée à cette même époque avec Ana Lower, la tante de Grace.
Dès 1938, Norma Jeane utilise le nom de famille Baker, du premier mari de Gladys. Marilyn a écrit qu'elle a abandonné la puberté assez rapidement, vers les douze-treize ans, lorsque son corps a changé, bien en avance sur ses camarades. Elle était une enfant assez solitaire et seule.

En 1941, elle retourne chez Grace et fait la connaissance de Jim Dougherty, un voisin, ouvrier dans une usine d'aviation, de cinq ans son aîné. Grace, afin de se débarrasser de Norma, organise le mariage de celle-ci avec Jim, qui a lieu le 19 juin 1942, soit quelques jours après son seizième anniversaire.
Un an plus tard, Jim rejoint les marines et Norma travaille dans une fabrique de parachutes.
Ce qu'a relaté Marilyn de sa vie de femme mariée ne correspond en rien aux affirmations que Jim a faites beaucoup plus tard. Alors qu'elle raconte que la sexualité ne l'intéressait pas à cet âge et qu'elle considérait Jim plutôt comme un grand frère, lui s'étend sur l'initiation dont il a fait profiter sa jeune épouse.

Carrière de modèle

En 1944, elle rencontre pour la première fois sa demi-soeur Bernice Baker dans le Tennessee (son demi-frère est décédé).
La première photo quasi professionnelle de Norma Jeane est prise à l'automne 1944 par le photographe David Conover dans le cadre d'une campagne de l'armée américaine pour illustrer l'implication des femmes dans l'effort de guerre. Tout s'enchaîne ensuite assez rapidement puisque, en quelques mois, elle fait la couverture d'une trentaine de magazines de pin-ups et commence à se faire connaître comme la Mmmmm girl.
Elle éclaircit la couleur de sa chevelure et abandonne son travail pour se consacrer à sa carrière de modèle, notamment auprès de l'agence Blue Book Model. En décembre 1945, elle tourne son premier film test pour son agence, afin de promouvoir des maillots de bain. Elle partira quelques jours dans le Nevada et l'état de Washington avec le photographe André de Diennes pour une session importante de photos.

Elle et Jim, qui n'ont que peu de contacts en raison de l'éloignement de celui-ci, divorcent en 1946. Cette même année pendant quelques mois, elle arrive à prendre avec elle sa maman, mais celle-ci doit repartir assez vite dans une institution spécialisée afin d'être soignée.

Premier pas dans le cinéma

1946-47. Norma Jean est remarquée par Howard Hughes qui veut l'engager dans sa société cinématographique, la RKO. Son agent pour le cinéma estime qu'une autre compagnie est plus importante: elle signe donc son premier contrat le 26 juillet 1946 avec la 20th Century Fox, qui sera non renouvelé après deux films. La Fox la renomme Marilyn Monroe, le prénom Marilyn provenant de l'actrice Marilyn Miller et le nom Monroe de sa mère. Elle gagne 75 dollars par semaine pendant 6 mois. C'est à cette époque que son nom apparaît pour la première fois dans la chronique de la célèbre Hedda Hopper. En mars et en mai 1947, tournages respectifs de Bagarre pour une blonde et Dangerous Years. En 1947, elle monte sur scène (théâtre) et aurait vécu son premier avortement.

1948-49. Elle obtient un nouveau contrat à la Columbia et tourne dans Les reines du music-hall (tournage: juillet 1948) dans lequel des critiques remarquent ses qualités de chanteuse. Elle rencontre Johnny Hyde, son nouvel agent (à la William Morris Agency) qui va faire beaucoup pour sa carrière. Il occupe dans sa vie non seulement une figure paternelle dont elle avait besoin mais également celle d'amant. Elle joue un tout petit rôle dans La Pêche au trésor des Marx Brothers (février 1949). Sous le nom de Mana Monroe, parce qu'elle a besoin d'argent, elle pose nue pour un calendrier pour le photographe Tom Kelly, photos qui vont faire le tour du monde quelques années plus tard lorsqu'elle sera devenue célèbre (cf. Nudité dans sa carrière). Autre film marquant: Quand la ville dort (octobre 1949).

1950. Elle obtient un petit rôle dans ce film très important qu'est Ève (mai 1950). En septembre, Photoplay magazine fait paraître le premier article de fond sur elle: How a star is born? (Comment vient de naître une star?), faisant référence au célèbre A Star Is Born de William A. Wellman (1937). Elle sera à l'écran six fois lors de cette faste année.

1951. En janvier elle rencontre pour la première fois le dramaturge Arthur Miller. Le 29 mars 1951, elle présente le prix du meilleur son que reçoit Ève aux Oscars; cela sera sa seule apparition à cette remise de prix. En mai 1951, elle signe un contrat de sept ans avec la Fox à 500 dollars par semaine, avec possibilité d'augmentation. Puis s'ensuivent Nid d'amour (juin 1951), Chéri, divorçons (juillet 1951), Le démon s'éveille la nuit (automne). À fin 1951, elle reçoit plus de courrier que certaines stars établies de la Fox. Certains commentateurs de sa vie mentionnent une tentative de suicide en décembre.

Consécration

1952. Début 1952, filmage de Troublez-moi ce soir, son premier grand rôle, puis de Chérie, je me sens rajeunir (janvier-février) où elle sera pour la première fois en blonde platine, sa nouvelle image et marque de fabrique. Elle rencontre Joe DiMaggio, légende vivante du baseball, qui vient de prendre sa retraite. En mars éclate l'histoire du calendrier, dont elle se sortira très bien . 7 avril 1952: première apparition à la une de Life magazine.
Son salaire est augmenté mais n'atteint toujours pas le niveau des stars de la Fox. La presse révèle que sa mère a été patiente dans un hôpital psychiatrique alors que Marilyn avait raconté être orpheline. Pour Le démon s'éveille la nuit qui sort cette année, son nom est pour la première fois au-dessus du titre du film. Autres films marquants: Niagara (juin), puis Les hommes préfèrent les blondes (novembre) pour lequel elle est payée environ 15 000 dollars alors que Jane Russell reçoit dix fois plus. Après ce film, les deux actrices sont appelées à marquer de leurs mains et chaussures le trottoir en face du Grauman's Chinese Theater, près du célèbre Walk of Fame sur Hollywood Boulevard.

1953. Premières pilules pour maintenir sa ligne. Comment épouser un millionnaire (mars 1953). Elle touche maintenant 1 500 dollars par semaine alors que des stars n'ayant pas son aura auprès du public en sont à environ 5 000, voire 10 000. La Rivière sans retour (août 1953). Elle refuse de tourner dans un film auquel la Fox l'a attachée, Pink Tights, car elle doit y (re)jouer une bête et sexy blonde.

1954. En janvier, le 14, elle épouse Joe DiMaggio. Le mois suivant, elle va divertir les soldats américains en Corée. C'est l'époque aussi des premiers somnifères. Elle travaille avec Ben Hecht sur son autobiographie dont elle recevra le premier jet en avril (mais le livre ne paraîtra qu'en 1974 pour la première fois, et très modifié). La Joyeuse Parade (mai 1954) pendant lequel elle a ses premières absences pour maladie. Elle confie à sa coach et amie Natasha Lytess que DiMaggio la bat. Elle enregistre des chansons pour la diffusion sur vinyles par la RCA. 1954 marquera aussi la rencontre avec la famille Strasberg: Lee, le professeur de La Méthode, Paula, sa femme qui deviendra aussi un coach pour Marilyn, et Susan qui joue avec elle dans ce film-ci. Sept ans de réflexion (août 1954). Octobre: divorce avec Joe DiMaggio qui sera officialisé un an plus tard, en octobre 1955; leur union n'aura donc duré que huit mois.

1955. En janvier, la société Marilyn Monroe Productions est fondée avec Milton Greene, un photographe de ses amis. Cours à l'Actors' Studio de Lee Strasberg. En mai, elle re-rencontre Arthur Miller. Au 31 décembre, elle signe un nouveau contrat avec la Fox qui lui donne enfin plus de pouvoir: 100 000 dollars par film ainsi que 500 dollars par semaine pour frais divers, regard sur le scénario, le metteur en scène et le chef de la photographie; elle peut jouer dans un nombre égal de films auprès de la concurrence qu'avec la Fox.

1956. En mars 1956, elle change officiellement son nom de Norma Jeane Mortenson en Marilyn Monroe. Arrêt d'autobus (printemps). Mariage en juin avec Arthur Miller qui a divorcé de sa femme Mary quelques mois auparavant et vient de témoigner devant la commission des activités anti-américaines sans révéler de noms de communistes. Le Prince et la danseuse (août 1956), pendant lequel on lui annonce qu'elle est enceinte; elle fera une fausse couche. Quelques mois plus tard, en 57, cette situation se répètera.

1957. Elle commence à voir presque tous les jours un psychiatre.

1958. Sa santé se détériore: elle prend du poids, boit, devient irascible. Elle refuse plusieurs films mais accepte Certains l'aiment chaud, tourné dès août. Une surdose de somnifères l'amène à l'hôpital en septembre. Marilyn tombe de nouveau enceinte, ce qui se solde par une nouvelle fausse couche.

1959. Contrat signé pour un film qui ne débutera que l'année suivante.

1960. Le Milliardaire (début 1960) et liaison avec Yves Montand. Marilyn voit son nouveau psychiatre, le Dr Ralph Greenson, quasi tous les jours: il exerce une influence marquée sur sa patiente. Au début de l'année, elle rencontre John F. Kennedy qu'elle connaissait déjà depuis 1954 ou 55. Les Désaxés (juillet) qui a été écrit pour elle par Arthur Miller. Elle vit une nouvelle surdose et un nouveau séjour à l'hôpital. La séparation avec Miller est constatée.

1961. Le divorce est prononcé en janvier. Elle se fait interner dans un hôpital mais passe par erreur quelques jours dans la section psychiatrique, où DiMaggio doit venir la délivrer. Elle et DiMaggio continuent à passer beaucoup de temps ensemble. Elle fait la connaissance de Robert Kennedy. Elle subit par ailleurs sa ixième opération d'ordre gynécologique (sur plusieurs années) due à des complications diverses. Marilyn rencontre sa demi-soeur, voit beaucoup Frank Sinatra, a ses premières discussions pour son prochain film, et passe le nouvel an avec DiMaggio.

1962: La dernière année

En janvier, elle acquiert ce qui sera sa dernière demeure, à Brentwood dans les environs de Los Angeles. Elle fait des allers-retours entre chez son médecin Greenson et DiMaggio, subit un coma dû à des barbituriques, tout cela alors que le nouveau film se met en place (Something's got to give).
Mai 1962, premières prises pour Something's got to give. Beaucoup de jours de maladie. Pour ce film, elle reçoit 100 000 dollars alors qu'il semble que Cukor et Martin vont avoir chacun 300 000; c'est elle la plus grande star de l'époque puisque la presse étrangère à Los Angeles lui décerne ce prix. Elle se déplace à New York pour l'anniversaire de JFK, ce qui ne plaît ni à la Fox ni à Jaqueline Kennedy qui annule sa venue à l'anniversaire de son mari.
le 1er juin, le jour de son 36e anniversaire, elle est présente sur le plateau où une fête est même organisée en fin de journée. Ce sera sa dernière apparition professionnelle. Le 7, la Fox la vire du tournage. Des négociations sont immédiatement engagées. Le 20, la Fox annonce la reprise du tournage.

DiMaggio et elle parlent remariage, prévu même le 8. D'autres projets de films sont lancés, I love Louisa et The Jean Harlow story. La dernière semaine va être pleine de prescriptions pour des somnifères. Le vendredi 3 août, elle se consacre à de nombreux appels téléphoniques professionnels et privés, rencontres avec son psy, avec Par Newcomb.
Le samedi: téléphones idem, travail dans le jardin, Dr Greeson, balade sur la plage avec Peter Lawford. On l'a observée sous médecine, tranquillisants... À 7h45, téléphone avec Lawford, elle semble déprimée et confuse. Il rappelle plus tard mais c'est en dérangement, il fait plusieurs appels pour solutionner la chose. Mme Murray, la femme à tout faire présente (engagée à la demande du Dr Greeson, sans aucune compétence, donc soupçonnée d'avoir été une espionne à la solde de Greeson) indique qu'elle va bien (20h30). Spoto pense que à ce moment elle est soit morte soit en train de mourir, d'overdose.
À partir de ce moment-là les théories et versions divergent. Qui est venu, quand, pourquoi, averti par qui.... Quand est-ce que Marilyn est morte exactement? La police arrive à 4h35 du matin, elle est nue et morte. Deux des médecins proches sont déjà sur place. Le 6, DiMaggio, avec la demi-soeur, réclame le corps et organise des funérailles privées pour le 8 pour seulement 24 personnes. Elle avait seulement 36 ans .


Filmographie

  • 1947: Dangerous Years d'Arthur Pierson avec Billy Halop, Scotty Beckett et Donald Curtis
    Marilyn Monroe y joue une serveuse, Evie
  • 1948: Scudda Hoo! Scudda Hay! d'Hugh Herbert avec June Haver, Lon McCallister et Natalie Wood
    une jeune fille dans un canoë, au loin
  • 1948: Les reines du music-hall (Ladies of the Chorus) de Phil Karlson avec Adele Jergens et Rand Brooks
    Peggy Martin, une danseuse de revue
  • 1949: La pêche au trésor (Love Happy) de David Miller avec Harpo, Chico et Groucho, des Marx Brothers, et Ilona Massey
    une blonde poursuivie par des hommes
  • 1950: Le petit train du Far-West (A Ticket to Tomahawk) de Richard Sale avec Dan Dailey et Anne Baxter
    Clara, une chanteuse danseuse
  • 1950: Quand la ville dort (The Asphalt Jungle) de John Huston avec Sterling Hayden et Louis Calhern
    Angela Phinlay, maîtresse d'un avocat, qui la fait passer pour sa nièce
  • 1950: Les Rois de la piste ( The Fireball ) de Tay Garnett avec Mickey Rooney et Pat O'Brien
    Polly, une amie de Johnny
  • 1950: Ève (All About Eve) de Joseph Mankiewicz avec Bette Davis et Anne Baxter
    Miss Caswell, protégée du critique DeWitt
  • 1950: Tourment (Right Cross) de John Sturges avec June Allyson et Dick Powell
    Dusky Ledoux, une jolie fille qui accompagne Rick dans une boîte de nuit
  • 1951: Home Town Story de Arthur Pierson avec Jeffrey Lynn et Donald Crisp
    Iris Martin, secrétaire du journal
  • 1951: Rendez-moi ma femme (As Young as You Feel) de Harmon Jones avec Monty Woolley et Thelma Ritter
    Harriet, secrétaire d'un directeur de société
  • 1951: Nid d'amour ( Love Nest) de Joseph Newman avec June Haver et William Lundigan
    Roberta Stevens, une nouvelle voisine
  • 1951: Chéri divorçons (Let's Make It Legal) de Richard Sale avec Claudette Colbert et Macdonald Carey
    Joyce Mannering, une femme qui sort avec Hugh lequel veut rendre jalouse son ex-femme
  • 1952: Le Démon s'éveille la nuit (Clash by Night) de Fritz Lang avec Barbara Stanwyck et Paul Douglas
    Peggy, qui travaille dans une conserverie de poissons et qui aime Joe
  • 1952: Cinq mariages à l'essai ( We're Not Married!) de Edmund Goulding avec Ginger Rogers et Fred Allen
    Annabel Norris, Mrs. Mississippi, que son mari préférerait voir en gentille femme au foyer
  • 1952: Troublez-moi ce soir (Don't Bother to Knock) de Roy Ward Baker avec Richard Widmark et Anne Bancroft
    Nelle Forbes, une baby-sitter
  • 1952 : Chérie, je me sens rajeunir (Monkey Business) de Howard Hawks avec Cary Grant, Ginger Rogers et Charles Coburn
    Miss Lois Laurel, une secrétaire dans un laboratoire scientifique
  • 1952: La sarabande des pantins (O. Henry's Full House) (film de cinq sketches) partie Henry Koster avec Charles Laughton et David Wayne
    une prostituée
  • 1953: Niagara de Henry Hathaway, avec Joseph Cotten, Jean Peters et Max Showalter
    Rose Loomis, une femme descendue dans un hôtel avec son mari
  • 1953: Les Hommes préfèrent les blondes ( Gentlemen Prefer Blondes ) de Howard Hawks avec Jane Russell, Charles Coburn et Elliott Reid
    Lorelei Lee, une chercheuse de dot, chanteuse
  • 1953: Comment épouser un millionaire (How to Marry a Millionaire) de Jean Negulesco avec Betty Grable, Lauren Bacall et David Wayne
    Pola Debevoise, un modèle qui cherche un mari
  • 1954: La Rivière sans retour (River of no return) de Otto Preminger avec Robert Mitchum, Rory Calhoun et Tommy Rettig
    Kay Weston, une chanteuse de cabaret
  • 1954: La Joyeuse parade (There's No Business Like Show Business) de Walter Lang avec Ethel Merman, Donald O'Connor et Dan Dailey
    Vicky, une chanteuse dans une boîte de nuit
  • 1955: Sept ans de réflexion ( The Seven Year Itch) de Billy Wilder avec Tom Ewell
    la fille au-dessus, une voisine, modèle à la télévision
  • 1956: Arrêt d'autobus (Bus Stop) de Joshua Logan avec Don Murray, Arthur O'Connell et Betty Field
    Cherie, femme légère qui voudrait devenir chanteuse
  • 1957: Le Prince et la danseuse (The prince and the showgirl) de Laurence Olivier avec Laurence Olivier, [(Sybil Thorndike]] et Richard Wattis
    Elsie Marina, une danseuse de music-hall
  • 1959: Certains l'aiment chaud ( Some Like It Hot) de Billy Wilder avec Tony Curtis, Jack Lemmon et George Raft
    Sugar Kane Kowalczyk, chanteuse et joueuse de ukulélé
  • 1960: Le Milliardaire ( Let's Make Love) de George Cukor avec Yves Montand, Tony Randall et Frankie Vaughan
    Amanda Dell, une actrice de théâtre et chanteuse
  • 1961: Les Désaxés (The Misfits) de John Huston avec Clark Gable, Montgomery Clift et Thelma Ritter
    Roslyn Tabor, femme divorcée vulnérable
  • 1962: Something's Got to Give ( Something's Got To Give) film inachevé de 37 minutes de George Cukor avec Dean Martin, Cyd Charisse et Tom Tryon
    Ellen Wagstaff Arden, une femme disparue il y a plusieurs années en mer qui revient à la maison.

Citations

  • – Que portez-vous pour dormir?
    – N° 5 de Chanel
  • – Entre deux séances de photos, que mettez-vous?
    – La radio
  • (Marilyn revien d'une tournée auprès des armées dans la guerre de Corée) – Comment vous êtes-vous sentie?
    – En sécurité
  • En 1950 Groucho Marx l'engage pour le film "La pêche au trésor" car selon ses dires "elle a le plus beau cul de la profession!"
  • "Sous mes robes, je ne porte ni gaine ni soutien-gorge."
  • "Tout ce qui compte vaut la peine d'attendre."
  • "Je n'ai jamais envie de blesser quelqu'un, mais vous ne pouvez pas être trop gentille avec les gens car ils vous piétineraient à mort!"
  • "A Hollywood la vertu d'une femme est beaucoup moins importante que sa coiffure. On vous juge sur votre apparence, et pas sur ce que vous êtes. A Hollywood, on vous paiera un baiser mille dollars, et on donnera cinquante cents pour votre âme. Je le sais, parce que j'ai très souvent refusé la première proposition, et très souvent mendié la seconde."
  • "Etre une ratée à Hollywood c'est comme mourir de faim à la porte d'un banquet. L'odeur du filet mignon peut vous rendre folle."
  • "Une carrière c'est fantastique, mais on ne peut pas se blottir contre elle la nuit lorsqu'on à froid."
  • "Je dors toujours la bouche ouverte. Je le sais parce qu'elle est ouverte quand je m'éveille."
  • "L'argent ne m'intéresse pas. Je veux juste être merveilleuse."
  • "Je ne serai jamais une grande artiste, mais, en travaillant, je peux encore espérer en devenir une bonne."
  • En réponse à la question d'un journaliste: "portez-vous de faux seins?" Marilyn rétorqua: "Ceux qui me connaissent vraiment n'ont pas besoin de le demander!"
  • A propos d'Arthur Miller, Marilyn disait: "C'est un merveilleux auteur, et un homme très brillant. Mais je pense qu'il est meilleur auteur que mari."
  • A la question: "Est-ce que cela ne vous ennuie pas de vivre dans un monde fait par et pour l'homme?"
    Marilyn répondait: "Cela ne m'ennuie pas tant que je puis y être une femme."
  • "Les chambres séparées respirent la solitude. J'estime que les gens ont besoin de chaleur humaine, même s'ils sont endormis et inconscients."
  • "Avec Joe di Maggio, au temps du cinéma muet, nous aurions fait un excellent couple."


Divers :

Nudité dans sa carrière

En mai 1949, alors qu'elle boucle difficilement son budget, Marilyn pose nue pour un calendrier mural (connu sous le nom de calendrier «Golden dreams», rêves dorés, à savoir les célèbres photographies sur un fond de velours rouge).
La poste américaine estima qu'il avait un caractère pornographique et en interdit la diffusion dans certains états. Une version retouchée est alors apparue avec des vêtements dessinés sur la photo originale.

En 1952, alors qu'elle bénéficie déjà d'une notoriété certaine, cela est découvert par la presse et créée un petit scandale dont Marilyn se sort très bien en mettant en avant le besoin dans lequel elle se trouvait financièrement; en décembre 1953, quelques-unes de ces photos apparaissent dans le premier numéro du magazine Playboy, Hugh Hefner, l'éditeur, ayant racheté les clichés.

Il y a également eu longtemps la rumeur que Marilyn avait joué, pour de semblables raisons pécuniaires à celle du calendrier, dans un film érotique ou pornographique, un blue movie intitulé Apples Knockers and the Coke Bottle (littéralement Nichons [en forme de] pommes et bouteille de coca) et des photos ont même été présentées dans des magazines érotiques dans le monde entier. En 1982, le magazine Playboy a infirmé cette croyance en précisant que l'actrice de ce film était une ancienne playmate de 1954, Arlene Hunter (aussi orthographiée Arline), une blonde qui ressemblait assez à Marilyn jeune, il est vrai.

Son maquillage

Le paradoxe de Marilyn, selon Georges Masters (célèbre maquilleur à Hollywood), c'est que "plus elle est maquillée, plus elle semble naturelle!". Marilyn utilise un peu de base, une touche de fond de teint très blanc, de la poudre, du blush (un nuage), du rouge à lèvres et des faux-cils. Les paupières sont creusées à l'ombre blanc-argent, rehaussées d'eye-liner (Marilyn adorait le regard de Marlène Dietrich), son grain de beauté est souligné au pinceau. C'est le look "blanc-sur-blanc" (cheveux cendrés sur peau crémeuse) que Marilyn baptisait "taie d'oreiller"

Georges Masters tint aussi ces paroles: “Quand on la maquillait ou que je la coiffais, il se produisait en elle un changement extraordinaire, et elle devenait “Marilyn Monroe”. Sa voix changeait, son attitude et ses gestes n’étaient plus les mêmes, elle cessait d’être la banale fille en jeans délavé et en chemise froissée de tous les jours. Je n’ai jamais assisté à une telle métamorphose. Elle était fantastique! Elle savait exactement se mouler dans l’image que le public voulait voir.”

Paternité

Un des grands mystères de la vie de Marilyn est l'identité de son père. La mère de Marilyn, Gladys Baker, ou Gladys Mortenson, ou Mortensen, était une femme instable et fragile, née Gladys Pearl Monroe le 24 mai 1900 à C.P. Diaz au Mexique. Gladys a un temps travaillé comme monteuse à la RKO, dans l'industrie cinématographique. On sait peu de chose de son premier mari si ce n'est qu'il se nommait Jack Baker et qu'il a été le père de deux enfants de Gladys: Hermitt Jack (24 janvier 1918-années 20, mort de tuberculose) et Bernice (30 juillet 1919-?, connue comme Bernice Miracle), les demi-frère et demi-soeur de Marilyn donc. À la naissance de Norma Jeane, Jack avait disparu depuis longtemps et Gladys a probablement alors entretenu diverses liaisons. C'est là que le père de Marilyn intervient: selon les biographes et spécialistes de Marilyn et selon ce qu'elle-même en a (peu) su et dit, deux possibilités coexistent:

  • Martin Edward Mortenson, ou Mortensen: second mari de Gladys (mariage le 11 octobre 1924), un boulanger né en Norvège en 1897 où il a abandonné femme et (trois) enfants pour se rendre aux États-Unis. Rapidement il quitta aussi Gladys et se tua dans un accident de moto le 18 juin 1929 en Ohio. Mais cela n'est pas aussi simple que cela: selon la littérature, un autre Martin Edward Mortenson est décédé en Californie en 1981, lequel clamait être le père de Marilyn et possédait une copie de son certificat de naissance. Sur le certificat de naissance de Marilyn, le nom du père mentionné est Edward Mortenson, ainsi que sur le certificat de mariage avec DiMaggio.
  • C. Stanley Gifford: il a été l'amant de Gladys entre 1925 et 1926 alors qu'ils étaient collègues de travail. Leur liaison s'est terminée lorsque Gladys lui a annoncé être enceinte. Marilyn pensait qu'il était son père et a essayé d'entrer en contact avec lui à plusieurs reprises, sans succès; plus tard, c'est lui qui lui a écrit et téléphoné à quelques années d'intervalle, sans succès également: elle aurait commenté qu'"il était trop tard".

Mariages et maris

Elle se maria trois fois, voire quatre:

  • une première fois lorsqu'elle avait 16 ans avec James Dougherty, voisin et élève dans la même école secondaire qu'elle (juin 1942-septembre 1946);
  • avec son ami et amant sur une assez longue période (selon lui, car il semble que les amis de Marilyn ne le connaissaient point) Robert Slatzer, qui était à cette époque journaliste, un mariage qui aurait duré quelques jours en octobre 1952 mais qui est sujet à forte caution en raison de l'absence de tout document: Bob Slatzer a commenté plus tard que le mariage a été annulé sous la pression des studios; dès lors, cela appartient à la légende;
  • avec le célèbre joueur de base-ball Joe DiMaggio (janvier 1954-octobre 1954); malgré leur divorce, ils ont été très proches l'un de l'autre jusqu'au décès de Marilyn, DiMaggio étant selon la légende resté amoureux d'elle jusqu'à la fin de sa vie (mars 1999): ses dernières paroles selon son conseiller Morris Engelberg auraient été «I'll finally get to see Marilyn», soit «Je vais enfin revoir Marilyn»;
  • avec le dramaturge Arthur Miller (juin 1956-janvier 1961); celui-ci a écrit le film Les Désaxés pour elle.

Sa maison

Fin janvier 1962, sur les conseils de son psychiatre, le docteur Greenson, Marilyn se décide à acheter sa propre maison. De toute sa vie, elle n'a jamais accédé à la propriété. Avec l'aide de sa gouvernante, Eunice Murray, Marilyn se met en quête d'un petit nid douillet. Le choix se fixe sur une petite hacienda située dans la banlieu ouest de Los Angeles dans le quartier de Brentwood. La maison est cachée dans une série d'impasses qu'on appelle les "Helena Numérotées".

De nombreux proches de Marilyn affirment qu'elle fut influencée dans son choix par Greenson et Murray. Elle n'aimait pas du tout les maisons de style espagnol.


Que Marilyn fut influencée est un fait évident: la bâtisse du 5th Helena Drive est la réplique exacte, en plus petit, de l'hacienda du docteur Greenson. Marilyn va même jusqu'au Mexique pour y acheter des meubles identiques à ceux se trouvant dans la maison du psychiatre.

Marilyn achète la maison de Brentwood à William et Doris Pagen, les propriétaires, pour la somme de 77 500 $. Elle verse immédiatement 42 500 $ et signe un crédit à 6 et demi pour cent sur 15 ans avec des mensualités de 320 $.

La star emménage en mars 1962. Elle s'apprête à tourner Something's got to give et à recommencer une nouvelle vie. Mais le destin en a voulu autrement: Marilyn est retrouvée morte dans sa chambre d'Helena Drive dans la nuit du 4 au 5 août 1962.

Sa vie amoureuse

Comme Marilyn s'est souvent confiée à des proches, la liste de ses amants a pu être quasi reconstituée et est quasi publique, entre autres (pour les plus connus et par ordre alphabétique): Marlon Brando (qui a toujours refusé de s'exprimer au sujet de Marilyn), Charlie Chaplin Jr. (le «fils de»), Sammy Davis Jr., André de Diènes, Howard Hughes, Elia Kazan, John F. Kennedy, Robert Kennedy, Yves Montand, Frank Sinatra. Bien évidemment tout cela est sujet à caution mais cela appartient à sa légende.

Son testament

MOI MARILYN MONROE - Publie et déclare que ceci est mon testament

  1. Je révoque ici tout testament et codicille antérieurs faits par moi.
  2. Je désigne mon exécuteur testamentaire ci-après et lui demande de payer mes dettes justifiées, mes dépenses d'enterrement et charges testamentaires aussi vite après ma mort que possible.
  3. Je demande que toutes les taxes de succession, de propriété ou d'héritage puissent être payées par ma succession sur les legs ou devises qui seront distribués par ma succession
  4. a) Je donne et lègue à BERNICE MIRACLE si elle me survit la somme de 10.000 dollars.
    b) Je donne et lègue à MAY REIS si elle me survit la somme de 10.000 dollars.
    c) Je donne et lègue à NORMAN et HEDDA ROSTEN ou au survivant des deux ou à leur fille Patricia ROSTEN la somme de 5.000 dollars pour l'éducation de Patricia ROSTEN.
    d) Je donne et lègue tous mes effets personnels et mes vêtements à LEE STRASBERG s'il me survit ou au cas de sa mort à mon exécuteur testamentaire nommé ci-après et lui demande de distribuer ces effets parmi mes amis, collègues, ainsi que ceux qui m'entourent.
  5. Je donne et lègue à mon administrateur nommé ci-après la somme de 100.000 dollars en trust pour les usages suivants
    a) de préserver, gerer, investir et réinvestir ladite propriété et d'en recevoir le revenu.
    b) de payer avec le revenu les sommes qu'il faudra avancer jusqu'à 5.000 dollars annuellement en traites trimestrielles pour l'entretien de ma mère GLADYS BAKER durant toute sa vie.
    c) de payer avec le revenu les sommes qu'il faudra avancer jusqu'à 5.000 dollars annuellement en traites trimestrielles pour l'entretien de MRS MICHAEL CHEKHOV durant toute sa vie.
    d) A la mort de ma mère GLADYS BAKER ou de MRS MICHAEL CHEKHOV ou des deux de donner le principal qui reste en trust avec les autres revenus au Dr MARIANNE KRIS pour qu'elle puisse continuer son travail dans les institutions ou les groupes psychiatriques de son choix.
  6. Tout le reste résidus et restants de ma succession de nature réelle ou personnelle qui me resteront à ma mort je donne et lègue de la manière suivante:
    a) à MAY REIS la somme de 40.000 dollars ou 25% de la totalité de ma succession.
    b) au Dr MARIANNE KRIS 25% de la totalité restante pour qu'elle puisse s'en servir pour les besoins qui sont notés dans le 5° article de mon testament.
    c) à LEE STRASBERG le restant de la totalité.
  7. Je nomme, constitue et désigne AARON R. FROSCH comme mon exécuteur testamentaire. Au cas où il mourrait, se désisterait, ou pour toute autre raison se trouverait dans l'incapacité d'exécuter, je nomme, constitue et désigne L. ARNOLD WEISSBERGER à sa place et en son lieu.
  8. Je nomme, constitue et désigne AARON R. FROSCH administrateur de mon testament. Au cas où il mourrait, se désisterait, ou pour toute autre raison se trouverait dans l'incapacité d'exécuter, je nomme, constitue et désigne L. ARNOLD WEISSBERGER à sa place et en son lieu.

MARILYN MONROE

Signé, scellé, déclaré et publié par Marilyn Monroe la testataire nommée ci-dessus comme son dernier testament en notre présence et à sa demande en sa présence et en présence les uns des autres, nous avons signé comme témoins ce 11ème jour de janvier 1961.

Quand en 1963, les bien de Marilyn furent finalement estimés, ils s'élevaient à 92.781 dollars (environ 375.000 dollars actuel). La seconde femme de Lee Strasberg, qu'il épousa après le décès de Paula en 1966, devint à sa mort en 1982 la seule bénéficiaire; c'est ainsi qu'Anna Mizrahi Strasberg, que Marilyn n'avait jamais rencontrée, devint l'héritière de la fortune de Marilyn --qui comprenait principalement les revenus des royalties de ses films et des droits d'utilisation de son image sur les tasses de café, les T-shirts, les stylos, etc--. En 1992, ces revenus annuels dépassaient le million de dollars. A cette époque, Marianne Kris était décédée depuis longtemps, et son héritière est maintenant la clinique Anna Freud Children's de Londres.

Sépulture

Le corps de Marilyn repose à Los Angeles, au cimetière Westwood Memorial Park, où se trouvent également les tombes d'une trentaine d'autres célébrités. Carte du cimetière

Incertitudes autour de sa mort

Marilyn commence, en 1962, le tournage de Something’s Got To Give de George Cukor. Ce tournage est interrompu en juin 1962, Marilyn est trop épuisée physiquement et ne peut continuer. Elle sera contrainte ainsi que Dean Martin son partenaire (qui prend sa défense) à payer des dommages et intérêts à la Fox pour rupture de contrat. Très déprimée, dans la nuit du 4 au 5 août, elle décède. Les vraies raisons de son décès restent aujourd'hui encore l'objet de polémiques.

Le rapport du médecin-légiste de Los Angeles parle de suicide probable, dû à une overdose de barbituriques. L’examen du cadavre de l’actrice aurait du permettre de déterminer avec certitude l’origine du décès. Pourtant l’étude du dossier 81128 apporte plus de questions qu’elle ne donne de réponse.
D’abord le corps présente deux zones de lividité. La lividité cadavérique se forme dans les quatre heures suivant la mort. Si durant cette période, le cadavre est bougé, le sang afflue vers les zones de contact, laissant des traces démontrant la position du corps. Dans le cas de Marilyn, Thomas Noguchi, le médecin légiste remarque une zone principale sur la face antérieure de l’actrice. Un phénomène normal puisque Marilyn a été retrouvée couchée sur ventre.
Mais plus étrange, le coroner de Los Angeles note également une légère lividité sur la face postérieure des bras et des jambes. Un élément qui signifie que le corps de l’actrice a été bougé dans les minutes qui ont suivies sa mort. Une hypothèse en contradiction totale avec la chronologie officielle où le cadavre de Marilyn n’a pas été déplacé.
De plus, afin de mettre fin à ses jours, l’actrice aurait ingurgitée entre vingt-cinq et cinquante gélules de Nembutal. Un somnifère à l’enveloppe en gélatine jaune réputée pour laisser des traces dans le tube digestif. Là, dans le cas de Marilyn , où la quantité est vraiment importante, aucune trace jaune.
Pourtant son foie, est lui chargé en barbituriques. Seule explication logique, le fait que le mélange mortel ai été administré en intraveineuse. Pourtant Nogushi ne trouve aucune trace d’aiguilles sur la peau de l’actrice.

L’autopsie n’est pas la seule zone d’ombre du cas Monroe. Si le décès de l’actrice remonte à 22 heures 30, le sergent Jack Clemmons du Precint de West Los Angeles, de permanence dans la nuit du 4 au 5 août, est informé du décès de l’actrice par un de ses médecins à 4 heures 25.
Six heures de délai où le docteur Greenson et le docteur Engelberg, les deux psychologues de la star réfléchissent à la conduite à adopter. Une excuse étrange que ne manque pas d’interpeller le policier, surpris également par la position du corps de Marilyn. D’habitude, un suicidé aux barbituriques s’éteint dans de douloureuses convulsions. Là, la star repose les bras le long du corps et les jambes allongées toutes droites .

Selon le romancier américain Norman Mailer, Marilyn aurait été victime d'un complot ourdi par le F.B.I. et la C.I.A. dans le but d'accumuler des preuves contre les Kennedy. L'écrivain en fait la première victime d'une série d'assassinats politiques incluant les Kennedy, Malcom X et Martin Luther King.

Selon Anthony Summers, qui enquêta sur sa mort, à tous les échelons des intimes et du pouvoir (Robert Kennedy, alors ministre de la Justice, était, dit-on, l'amant de l'actrice), on s'employa à faire du suicide volontaire ou involontaire de Marilyn quelque chose d'inévitable.

D'après Donald Spoto, l'un de ses biographes, Marilyn est décédée à la suite d'une erreur médicale. On lui aurait administré un lavement à l'hydrate de chloral (le chloral lui permettait de dormir) alors qu'elle avait absorbé, préalablement, du Nembutal. Le mélange de ces deux substances peut, paraît-il, s'avérer fatal.

Cette mort a inspiré dès 1963 la chanson Who killed Norma Jean? de Norman Rosten et Pete Seeger. Sa personne, son impact et sa disparition ont également inspiré la chanson Candle in the Wind d'Elton John en 1975.

Bibliographie

  • Michael Conway et Mark Ricci, Marilyn Monroe, Henri Veyrier, Paris, 1974, traduction de Henri Daussy. Epuisé. (Bon compte-rendu de la filmographie, des critiques de l'époque, très belles photos de tournage.)
  • Norman Mailer, Marilyn - a biography, Grosset & Dunlap, New-York, 1973; plusieurs rééditions; en anglais seulement; tirages épuisés, mais cela se trouve assez facilement sur internet. (Cette bio est discutée car d'aucuns commentent que Mailer parle moins de Marilyn que de sa fixation sur Marilyn; l'iconographie est cependant absolument superbe.)
  • Randall Riese et Neal Hitchens, The unabridged Marilyn - Her life from A to Z, Congdon & Weed, Inc., New-York, 1987; plusieurs retirages chez différents éditeurs ensuite, sinon disponible; en anglais seulement. (Assez nécessaire pour tout fan, car la vie de Marilyn, les gens, les films, etc. sont classés par ordre alphabétique: une mine de renseignements.)
  • Anthony Summers, Les vies secrètes de Marilyn Monroe (Goddess - The secret lives of Marilyn Monroe, 1985), Presses de la Renaissance, Paris, 1986, traduction de Daniel Authier; Jai lu, 1987; tirages épuisés mais la version de poche se trouve encore facilement neuve. (Considéré, notamment par le A to Z, comme un des bons livres sur Marilyn.)

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