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Doc Riedenschneider, un cerveau du crime fraîchement sorti de prison,
vient d'échaffauder un nouveau plan pour le cambriolage d'une bijouterie
dont le butin s'élèverait à un million de dollars. John Huston, qui avait déjà réalisé, entre autres, Le Faucon maltais (1941), Le Trésor de la Sierra Madre et Key Largo (tous deux de 1948), devait entreprendre un Quo vadis avec Gregory Peck, projet annulé en raison d'une maladie de ce dernier. Le producteur Arthur Hornblow Jr. lui propose le roman de W.R. Burnett. Avec ce film se crée un genre, le caper movie (film de casse). (Dans un reportage de TCM, le réalisateur Alain Corneau utilise par erreur le terme de hold-up alors qu'il est en train de justement commenter les films de casse.) Quand la ville dort commence par relier plusieurs individus entre eux autour du plan de Doc (brillamment interprété par Sam Jaffe), puis les rassemble au moment du casse et nous montre ensuite leurs destinées individuelles. C'est un film sans premiers ni seconds rôles, un film qui accorde autant d'intérêt à tous ses personnages, car leur être même rend raison aux événements. Ce sont donc des plans de détails qui construisent l'essentiel du film, la cohérence de sa signification. Avant d'être adapté au cinéma par John Huston, Asphalt jungle est avant tout un livre de W.R. Burnett, auteur considéré par certains comme un des plus grands écrivains de son temps. Le film a été nommé pour l'Oscar de la meilleure mise en scène et du meilleur scénario, et battu, les deux fois, par Eve (All about Eve). De même, Harold Rosson s'est vu préférer Robert Krasker pour Le Troisieme Homme (The Third Man) et Sam Jaffe, George Sanders pour All about Eve. Le film a fait l'objet de plusieurs remakes : |
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Distribution
Fiche technique
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Marilyn Monroe dans ce filmQuand la ville dort est le sixième film de Marilyn Monroe, où elle
pointe en onzième position au générique de fin (elle n'est pas mentionnée
en début de film). Il s'agit, avec La Pêche au trésor des Marx Brothers
un an plus tôt, d'un film de premier plan et non plus d'une série B, car
réalisé par un metteur en scène renommé, John Huston. Elle n'a que quatre scènes dans ce film, sans jamais rencontrer Sterling Hayden : * L'avocat lui rend visite, ce qui permet au spectateur de saisir la duplicité de celui-là. Marilyn l'appelle "Uncle Al" ("Oncle Alain") mais l'on comprend alors qu'ils sont amants (en 1950, "nièce" passait, pas "maîtresse"). Elle porte une sorte de pyjama de luxe (avec broche) et doit rapidement aller se coucher. "Some sweet kid" ("elle est vraiment gentille") commente Al d'un il à la fois concupiscent et tendre. * (Une scène au téléphone où l'on n'aperçoit pas Marilyn : l'avocat lui demande, prétextant des raisons politiques, de dire à la police qu'ils étaient ensemble la nuit précédente. Elle ne sait évidemment pas de quoi il retourne.) * Une autre rencontre dans la résidence secondaire, avant la chute, où Angela, en robe noire sexy, et Al discute d'un projet de vacances à Cuba. Marilyn pousse par deux fois un petit cri étrange "Yawp". Puis, en enchaînement: * Une confrontation avec le commissaire où elle craque et dit la vérité, encouragée par l'oncle Al. Alors qu'elle le questionne si son voyage à Cuba tient toujours, il répond (une sorte de présage s'agissant de Marilyn) "Don't worry, baby, you'll have plenty of trips" ("Ne t'inquiète pas, mon petit, tu es de taille à faire le tour du monde" dans la version française). Selon les exégètes, ce film attira l'attention du public sur Marilyn, donc de Hollywood, qui commença à faire appel à ses services. Marilyn tournera à nouveau avec John Huston dans Les Désaxés (1961), son dernier film achevé. Le contenu est disponible selon les termes de la licence GNU Free Documentation License. Source initial Wikipédia.fr |
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